Les différentes interventions

Laurent Schmidtenknecht - FAP

La Fap, (fédérer et agir avec les professionnels du pays Bruche Mossig  Piémont)  est une fédération créée en 2005 avec pour but  et objectif principaux de fédérer pour dynamiser le territoire.

C’est ainsi que sous l’impulsion des présidents d’associations de commerçants et d’artisans, une structure comme la nôtre trouva toute sa légitimité.

Il était important à l’échelle du territoire de faire comprendre que le temps de la concurrence pure et dure était révolu, nous avons les mêmes défis à relever, les mêmes difficultés à surmonter : tels par exemple les ventes par correspondance, celles qui passent par internet, les ventes et prestations à domicile et maintenant ces nouvelles entreprises sous un statut  si particulier « Auto entrepreneur »

Absolument pas contre le développement de nouvelles sociétés bien au contraire, mais encore faut-il que nous soyons fiscalement soumis au même régime.

Chaque nouvelle journée nous nous efforçons de montrer et d’apporter le « plus » que peut offrir le commerce de proximité.

Nos rencontres permirent de découvrir qu’un boulanger, un chausseur, un coiffeur, un commerce vestimentaire, un commerce de décoration, un viticulteur ! etc... ont les mêmes difficultés, non plus à développer leurs entreprises, mais tout simplement à les pérenniser quelque soit l’endroit où elles sont situées sur le territoire !

Nous avons appris à penser et à réagir pour le bien de tous, nos entreprises et les consommateurs,

Avant c’était du chacun pour soi, et surtout du pour soi !! Maintenant lorsqu’un projet  tel que celui qui nous réunit aujourd’hui, nous parvient, nos réflexions vont bien au-delà du secteur concerné. Ce projet suscite des craintes même hors du pays Bruche Mossig Piémont, car Mr Pierre MARCHANT, Président de l’association des  ACTIFS - PAYS DE BARR ET DU BERNSTEIN nous rejoint avec les mêmes préoccupations. Qui d’autre mieux que nous sommes capables d’évaluer les conséquences sur nos entreprises !

Non, nous ne réagissons pas comme du corporatisme pur et dur de défense de nos acquis, loin de là car si nous n’avions pas des idées d’ouverture de développement du territoire, jamais nous n’aurions pris les risques de débuter et de créer nos PME.

La FAP, tout comme chaque association du pays Bruche Mossig Piémont, souhaite que l’attractivité économique, commerciale, culturelle et de loisirs se développe, que ce secteur véhicule l’image la plus positive possible.

C’est d’ailleurs avec ce leitmotiv que nous organisons des marchés alsaciens sur tout le territoire français. Mais certainement pas comme le bon vouloir d’une municipalité, ou de son porteur de projet, sans réflexion commune, pour un projet qui n’apporte rien à l’existant, mais par contre a la conséquence dramatique sur les activités déjà présentes.

Alors lorsque André MARCHAND Président du Groupement Commercial, lui-même sollicité par les associations du pays Bruche Mossig Piémont m’interpelle pour m’évoquer ces faits, il fut tout naturel pour tous les élus de notre Bureau non pas de soutenir, mais de porter la défense contre ce projet, de lancer une vaste action de communication auprès des consommateurs, lesquels nous soutiennent en grand nombre et savent qui sera toujours disponible pour rendre le service qu’ils attendent. Ils savent aussi qui fait le maximum pour préserver les emplois dans nos entreprises et qui aussi anime, été comme hiver, l’ensemble de nos centres villes.

Je laisserai à mes collègues le soin de vous expliquer les raisons de nos craintes, nos propositions, notre démarche.

Mais pour finir mes propos je tiens  simplement à rappeler
OUI à la ZONE de LOISIRS,  car oui effectivement cette zone là est une réelle valeur ajoutée…
mais non à cette zone commerciale aux conséquences tragiques.

 

Valentin Erhart - Association des Commerçants Espace ATRIUM

Historique du projet de Dorlisheim

Le projet commercial qui nous réunit aujourd’hui devait être tenu secret le plus longtemps possible.

Il y a seulement dix mois, la grande majorité des commerçants du secteur, des associations de commerçants, des organismes consulaires, des élus de la région, cette grande majorité donc n’avait jamais entendu parler de la zone commerciale de 10 000 m² qui s’ouvrirait à coté de la zone de loisirs de Dorlisheim.

Dans le bulletin municipal de Dorlisheim d’octobre dernier, sous le titre ’Village de Loisirs’, on nous apprend que ’cela fait dix ans que nous travaillons sur ce dossier…une première tranche d’activité concerne les loisirs…et pour la deuxième phase rien n’est finalisé…nous sommes à la recherche d’activités complémentaires manquant sur le secteur.

C’est la première fois qu’on nous parle, vaguement certes, d’une éventuelle zone de commerce à coté du cinéma. Mais le plan de masse de la zone, qui est date du 28 juillet 2008 mentionne déjà clairement les emplacements des commerces. On a l’impression qu’il ne faut pas encore en parler officiellement et nous nous trouvons là en face d’une certaine embrouille…et cela depuis plusieurs années.

En effet, deux ans plus tôt, en octobre 2006, nous découvrons par hasard sur Internet un projet de Village de Loisirs à Dorlisheim-Molsheim. On y lit : "Cet espace du nom de Trèfle de 22 000 m² répondra aux attentes des consommateurs avec l’implantation de multiplex de dix salles, de bowlings, de restaurants et de commerces". Le plan dévoilé correspond tout à fait au schéma de masse du 28 juillet 2008.

Qui plus est : le projet découvert sur Internet est daté du 15 novembre 2004 !

Depuis octobre 2006, certains d’entre nous, à plusieurs reprises, ont rencontré les responsables de la Com Com. Jusqu’il y a dix mois, ces derniers n’ont jamais été clairs en ce qui concerne le projet commercial. Feu Monsieur Niggel, ancien Maire de Mutzig et Vice Président de la Com Com, deux mois avant sa mort nous assurait qu’il n’y avait pas de place pour du commerce là bas et nous pensons que Monsieur Niggel était foncièrement sincère.

Le projet devait être tenu secret le plus longtemps possible. Pourquoi ?

Nous nous sommes donc concertés entre associations de commerçants et professionnels du secteur, avec la CCI et le Groupement Commercial du Bas Rhin et avons rencontré les responsables de la Com Com en juin dernier pour essayer de discuter, de comprendre et peut être de pouvoir participer à la réflexion. En vain.

Tout semblait déjà décidé et huit jours plus tard on nous annonce les enseignes qui allaient s’installer d’ici 2011.

Trop c’est trop. Cette fois ça suffit !

 

André Marchand - Groupement Commercial du Bas-Rhin

Quelques explications de texte sur notre action aujourd’hui et depuis quelques semaines :
La Loi sur la Modernisation de l’Economie du 4 août 2008 dite loi LME a eu pour conséquence :
  • la suppression des CDEC – Commission Départementale d’Equipement Commercial pour les projets de plus de 300 m²
  • la mise en place des CDAC – Commission Départementale d’Aménagement Commercial pour les projets de plus de 1 000 m²

    Changement radical

  • On ne tient plus compte de l’environnement économique
  • On ne tient plus compte du contexte économique
  • Seul comptent les critères urbanistiques ou de développement durable conformes au  SCOT ou au PLU.
  • Les Chambres consulaires ne sont plus consultées Aucun travail en amont au niveau économique
  • Les Associations de Commerçants ne sont plus consultées
  • Aucun travail en amont au niveau économique

    Composition de la CDEC :
  • Le maire de la commune d’implantation ;
  • Le représentant de l’intercommunalité du territoire concerné ou à défaut le conseiller général,
  • Le maire de la commune la plus peuplée de l’arrondissement, autre que la commune d’implantation ;
  • Le président de la chambre de commerce et d’industrie ou son représentant ;
  • Le président de la chambre de métiers ou son représentant ;
  • Le représentant des associations de consommateurs du département.

    Composition de la CDAC :
  • Le maire de la commune d’implantation,
  • Le président de l’intercommunalité dont est membre la commune d’implantation, ou à défaut, le conseiller général du canton d’implantation,
  • Le maire de la commune la plus peuplée de l’arrondissement autre que celle d’implantation,
  • Le président du Conseil général ou son représentant,
  • Le président du syndicat mixte ou de l’établissement public de coopération intercommunale chargé du SCOT auquel adhère la commune d’implantation ou son représentant ou, à défaut, un adjoint au maire de la commune d’implantation
  • 3 personnalités désignées par le Préfet et qualifiées en matière de consommation, d’urbanisme, de développement durable et d’aménagement du territoire.

Et vous l’avez bien compris dans l’exposé de Valentin, il y a une énorme différence dans la présentation du projet de la zone Trèfle de Dorlisheim depuis cette année. Les élus, décideurs de tout désormais en terme d’aménagement commercial ne sont plus obligés de parler de commerce complémentaire !!

Le rôle du Groupement Commercial en collaboration étroite avec les associations locales est de travailler sur une répartition équitable du commerce.

Il ne s’agit en aucun cas d’un combat de personnes. Nous nous battons uniquement sur un point de vue économique.

Nous sommes tous des élus, chacun doit jouer son rôle….

N’étant plus partie prenante dans les discussions, nous sommes bien obligés de nous faire entendre autrement (campagne d’affichage dans nos vitrines et à travers la presse).

Devrions-nous rester silencieux et avaler des couleuvres en observant nos élus disposés du commerce comme bon leur semble.

Pour rentrer rapidement dans le vif du sujet, je dirai que la zone commerciale envisagée par la Communauté de Communes de Molsheim-Dorlisheim est à la fois, incohérente, inutile, démodée et dangereuse.
    

PROJET INCOHERENT :

Comment peut-on prétendre mettre en place un FISAC au centre ville de Molsheim pour dynamiser le commerce intra muros et installer une zone commerciale de 10 000 m² à 5 kms de là ?

Je ne vais pas intervenir pour les commerçants de Molsheim, Patrick Feidt le fera tout à l’heure.

Le centre de ville de Molsheim a besoin d’une véritable politique de développement de centre ville.

Au lieu de cela l’on oppose les commerçants en annonçant que certains types de commerce ne sont pas concernés par la future zone commerciale, sous prétexte de mettre des gardes fous.

Y A-T-IL DES COMMERCES SACRIFIES A MOLSHEIM ??

Il serait plus intelligent par exemple d’installer un commerce de vêtements pour homme au centre ville….

Incohérent encore car cette zone annoncée qui s’appuie sur le cinéma est située au carrefour de deux axes routiers qui traversent le Piémont des Vosges et le Pays Bruche - Mossig – Piémont.

Incohérent car cette zone va entrer en concurrence directe avec tous les commerces de nos villes et villages installés sur ce périmètre. En concurrence directe avec la zone de l’Atrium qui faut-il encore le rappeler est sur le territoire de la communauté de communes de Dorlisheim-Molsheim.
Bel exemple de solidarité.
   
Question : pourquoi la com com de Dorlisheim-Molsheim ne prévoit pas d’OCM sur tout son territoire, plutôt que d’installer une zone commerciale ?
Plus facile…

D’où notre mobilisation à tous, ce projet dépasse largement le cadre de la ville de Molsheim, du territoire de la Communauté de communes de Molsheim-Dorlisheim.

PROJET INUTILE, POURQUOI.

La communauté de communes porteuse du projet, qui faut-il le rappeler ne parle plus de commerces complémentaires, mais prétend répondre à une forte demande de la clientèle.

Il est illusoire de le penser, car ces commerces existent déjà, et sur la communauté de communes porteuse du projet, et sur tout le pays Bruche – Mossig – Piémont. Et cela le consommateur l’a compris depuis bien longtemps et pioche ça et là en fonction de ses intérêts.

Quelles sont les enseignes annoncées ?

HALLE AUX CHAUSSURES - HALLE AUX VETEMENTS – GIFI - DISCOUNT ELECTRO-MENAGER –
JE JOUE - BEBE 9 - ORCHESTRA – MEUBLES – JOUETS - AMBIANCE ET STYLE.

Toutes ces grandes et moyennes surfaces, appelées GMS sont déjà présentes. Rien que sur le triangle Molsheim/ Dorlisheim/ Mutzig, nous avons :

EQUIPEMENT DE LA PERSONNE :

9 GSS qui représentent 7 399 m² sur les trois communes molsheim/ dorlisheim/ mutzig
Molsheim cache cache 400 m²
Dorlisheim intersport 1500 m², gémo chaussures et habillement 2600 m², pix chaussures 860 m².
Mutzig mode et style 755 m², CHT 470 m², hyper aux chaussures 400 m².
Et j’en oublie certainement

ARRETONS LE MASSACRE.

Et toujours sur ce triangle Molsheim/ Dorlisheim/ Mutzig, nous comptons 5 GSS en équipement de la maison qui représentent une surface de 5890 m².

Est-ce que les molsheimois ne vont pas dans ces moyennes surfaces, faut-il vraiment en rajouter d’autres.
Que l’on arrête de nous prendre pour des imbéciles !!

D’autre part les anciennes CDEC et les CDAC ont accordé des agrandissements importants sur tout le secteur.
A Rosheim le Simply va passer à 2500 m², pareil à Mutzig, le Super U de Molsheim également et ainsi de suite, Lidl à Obernai, Match à Molsheim.

Il est grand temps que tout cela s’arrête, quel avenir peut-on encore prédire dans ces conditions au commerce de centre ville. Nous plaidons et nous militons pour une complémentarité sur tout notre secteur.
En Rajoutant 10 000 m² de surfaces commerciales à cet endroit on parlera simplement de cannibalisation du commerce. Dans ces conditions osera t’on encore parler avec beaucoup de verve qu’il existe une dynamique économique dans le Pays Bruche- Mossig – Piémont si souvent montré en exemple.
Car ce sont souvent les mêmes personnes qui sont à la tête de toutes ces structures superposables qui sont mises en place pour améliorer le quotidien de ses habitants, en faisons nous encore partie ??

Nous comptons 1 659 petits commerces et services dont 40 % de commerces. Nous avons 84 magasins d’habillement, des commerçants indépendants qui emploient en moyenne (on va dire 3 personnes.)
Ce qui représente près de 252 personnes uniquement pour l’équipement de la personne.
Est-ce tellement négligeable. Ce sont autant d’emplois qui sont directement menacés avec tous les drames que cela comporte.

PROJET DEMODE POURQUOI :

Pour plusieurs raisons :

Parce que l’on nous propose un projet conçu encore sous le règne du « Tout Automobile » , sans prise en compte des aspects environnementaux, excentré, obligation de prendre le véhicule pour s’y rendre, pollution, engorgement.

- pas de souci d’insertion du projet dans l’environnement et dans le paysage : quelle image pour l’entrée de la vallée et du Piémont : des bâtiments de style industriel comme on en trouve à l’entrée de nombreuses agglomérations.

Nous n’avons que des commentaires de soutien de la part de nos clients depuis le lancement de notre campagne d’affichage et ils se retrouvent pleinement dans nos actions.

Ils redoutent d’autant plus :
- une banalisation et homogénéisation de l’offre commerciale.
- pas de préservation de l’environnement et de l’aménagement de l’espace.
- la recherche de la consommation de masse au détriment d’un cadre de vie.

Le consommateur est de plus en plus attaché à son centre ville.
Une récente étude dans le magazine LSA montre que les français sont, je cite, « fortement attachés aux commerces intra-muros, la moitié des personnes interviewées associent la qualité de vie et l’attractivité à leur centre ville, générateur d’emplois et de vertu sociale. »
Le centre ville doit être avant tout un lieu vivant, qui doit être aménagé pour les échanges et pour les relations humaines.

Et que nous propose-t-on, une zone commerciale totalement impersonnelle où l’on retrouvera des enseignes nationales qui dépendront de décisions prises dans leurs sièges à des centaines de kms de là !!

Un projet démodé dans sa conception, consommateur d’espace en contradiction avec les grandes orientations retenues pour l’aménagement du territoire (Grenelle de  l’environnement, au Code de l’urbanisme et des grandes lois et principes d’aménagement).
- au recyclage urbain : d’abord réutiliser l’espace bâti pour conserver et préserver des espaces non-bâtis en périphérie des communes.

La Communauté de Communes offre ses terrains sur un plateau à un opérateur privé extérieur et délaisse les commerçants implantés sur son territoire et qui font son dynamisme.

UN PROJET DANGEREUX POURQUOI :

Dangereux pour nos entreprises, nos familles, nos employés.

Que l’on ne nous parle pas d’emplois créés, ce sera toujours au détriment d’emplois existants.

On le regrette avidement dans l’industrie mais on semble s’en moquer dans le commerce.

  • Dangereux pour nos villes :
  • Paupérisation des villes
  • Cités dortoirs
  • Disparition des associations d’artisans commerçants
  • Isolement des commerçants
  • Plus de soutien aux animations sportives culturelles économiques.


Dangereux pour tout notre secteur :

  • Désertification des campagnes
  • Maintien d’activités dans des secteurs où il n’y a plus d’industrie.

 

 

Patrick Feidt - ASACO MOLSHEIM

Intro : Le commerce du centre ville de Molsheim est dans une phase de remise en question.

Le FISAC prouve cette volonté de changement.

  • Pas d’étude d’impact commercial : on joue à l’apprenti sorcier avec nos emplois. On avance à l’aveuglette. Seule l’étude FISAC lancée par la mairie donne des pistes sur l’avenir.
  • Les stratégies préconisées par le cabinet marketing pour sauvegarder le centre ville moribond ne font pas mention de la création d’une zone commerciale comme faisant partie des solutions.


Elles prouvent au contraire et contre la position de la mairie, que l’évasion n’a pas lieu seulement à cause d’une lacune dans l’offre

  1. mais aussi à cause des très mauvaises conditions d’accès du centre ville,
  2. des tensions de parking 
  3. et du manque d’attrait du centre ville.Source FISAC:

Source FISAC:

21 %des ménages estiment qu’il n’est pas agréable de faire ses achats dans le centre ville de Molsheim.

       - 33 % d’entre eux citent les difficultés de stationnement
       - 21 % citent l’ASPECT triste de la ville
       - 21 % citent le manque d’attrait des commerces et en dernier
       - 19 % seulement citent le manque de choix dans les commerces.

  • Jusqu’à présent les centres villes étaient des lieux de vie privilégiés. Avec la création de cette nouvelle zone, les animations et l’ambiance bourg centre vont se décentrerJusqu’à présent les centres villes étaient des lieux de vie privilégiés. Avec la création de cette nouvelle zone, les animations et l’ambiance bourg centre vont se décentrer.
  • La clientèle des commerces du centre ville, celle qui ne dispose pas d’une voiture, se plaint aux commerçants de la morosité du centre ville et surtout de la disparition progressive des petits commerces.
  • Pour finir : recensement de 120 emplois menacés dans 39 commerces du centre ville de Molsheim sondés. Dans un contexte de chômage, les petits commerces utilisent 4,5 fois plus d’emplois que les grandes surfaces. Une étude de la chambre de commerce et d’industrie le prouve noir sur blanc.

Conclusion : Pour éviter l’hémorragie il faut pérenniser l’existant au lieu d’ajouter des m². Donner envie de consommer sur place, plutôt que de les faire fuir vers Strasbourg à cause de problèmes d’infrastructure.


Le projet n’apporte rien à ces problèmes.

Par contre on les règle en :

  1. Soutenant activement l’évolution et les remises en question des commerçants.
  2. En rendant le centre ville accueillant et gai.
  3. En créant une image attractive autour de la ville de Molsheim comme l’a fait notre voisine Obernai.


A titre d’exemple, le cinéma de Brumath prouve que l’on peut concilier une zone de loisirs attractive et sauvegarder des centres villes : synergie entre l’attrait du centre ville et celui d’une zone de loisirs périphérique.

 

Daniel Simoni - PROVAL

« dans le compte rendu du conseil municipal de septembre 2009 de la ville de Schirmeck, il est indiqué que le commerce local est un sujet d’inquiétude pour la municipalité » .
 
Il est vrai que le commerce local est un sujet d’inquiétude, et pas seulement pour les élus. Les premiers concernés, ce sont les commerçants et leur famille. Peut être aussi les habitants de la vallée qui ne souhaitent pas voir disparaître le commerce de proximité.
 
L’ouverture du tunnel a eu des effets négatifs sur l’activité du commerce à Schirmeck-Labroque, malgré les initiatives et les aides de la municipalité de Schirmeck (Marché de Noël, Cirque en rue, festival de l’imaginaire, déplacement du marché…).
 
Aujourd’hui l’offre nous semble suffisamment large pour satisfaire aux besoins des habitants de la vallée : agrandissement du SUPER U, INTERMARCHE modernisé et réaménagé, à venir, le transfert de magasin MATCH accompagné de 2 autres commerces de vêtements et chaussures, devraient constituer un verrou pour l’évasion …. Mais l’équilibre est fragile. A titre d’exemple en non alimentaire l’évasion totale est de 60 %. Le choix de nouvelles implantations commerciales à proximité risque de porter un coup fatal aux plus faibles d’entre nous. Les créations d’emplois promises d’un côté peuvent être équivalentes en destruction de l’autre.
 

En effet la perspective de l’ouverture de 10 000 m² de surfaces commerciales sur la zone de DORLISHEIM est une menace réelle. Autant que nous sommes favorables à une zone de loisirs autant l’association PROVAL fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire entendre sa voix contre ce projet qui aura pour effet d’isoler encore un peu plus notre vallée.

 

Muriel de Rienzo - ASACO OBERNAI

LES ASSOCIATIONS

Sur le Pays Bruche Mossig Piémont il y a plusieurs associations plus ou moins actives, mais nous avons la chance d’avoir quatre associations cantonales et intercommunales très performantes.

Soutenues par les Communautés de Communes, elles s’emploient tout au long de l’année à promouvoir leurs adhérents et à démontrer leurs savoir-faire.

Le canton de Rosheim a créé les Marchés nocturnes, véritables vitrines des producteurs et restaurateurs, ils contribuent à la promotion des participants et permettent de découvrir les villages de la Communauté de Communes puisque le lieu du marché change tous les ans.

L’association a créé un spectacle pédagogique à l’intention des jeunes pour promouvoir l’apprentissage. Ils se sont produits deux ans de suite à l’Illiade d’Illkirch et ont obtenu un franc succès. L’apprentissage est souvent une solution pour les jeunes en échec scolaire.

Un défilé de mode hors du commun a permis de mettre en scène un bon nombre de métiers et a fait la promotion de tout le canton.

Le dernier événement en date a été la parade vénitienne qui a rassemblé une foule émerveillée en janvier 2009.

Pour cet automne ils lancent leur premier salon de professionnels.


L’association de la Vallée de la Bruche organise depuis de nombreuses années Le Forum, salon professionnel, il permet à un moindre coût d’exposer et de faire connaître son entreprise. Le dernier en date a eu lieu ce week-end.

Ils ont lancé la braderie de Schirmeck, de Rothau et la fête de la musique de Schimeck.


L’association de Barr et du Pays de Bernstein ne fait pas partie du Pays, mais à 5km près, nous nous devions de travailler ensemble.

Cette association a été l’une des premières à organiser un salon de professionnels dans les villages tels que Dambach la Ville, Epfig et Barr bien sûr.

Ils ont créé un journal pour promouvoir les métiers et le canton.


L’association pour la Promotion Economique de la Région d’Obernai a elle aussi organisé le Salon des professionnels dans les villages de sa communauté de communes, Innenheim, Bernardswiller, Krautergersheim recevant à chaque édition plus de 10 000 visiteurs.

Le marché de Printemps, le marché Gourmand, le site internet, la carte de fidélité APERO commune à plusieurs commerces, les animations de Noël, la journée à vélo, toutes ces animations rassemblent les habitants et contribuent à la qualité de vie du territoire.


Sans oublier pour l’ensemble de ces associations, le montage des dossiers FISAC, les réunions et bien sûr la participation aux Portes Ouvertes organisées par la Chambre des Métiers dans tous les villages des communautés de Communes.

Nous remercions les Communautés de communes et les mairies pour leur soutien.
Sans le soutien et le respect mutuel, rien ne se ferait.

Merci à tous les membres des comités d’Associations, à leur générosité car à l’heure actuelle, trouver du temps pour les autres est très difficile. On oublie trop souvent que nous sommes des bénévoles … Bénévoles avec un grand B car ce temps volé l’est souvent au détriment de notre famille, de nos enfants, de nos loisirs et de notre entreprise.

POURQUOI ? me direz-vous.

Parce qu’autour de cette table et dans nos associations, il y a des personnes généreuses, qui ont le souci du travail bien fait, qui ont un idéal de vie, un souci de partage et d’équité, qui souhaitent du travail et du bien être à tous les habitants de la région.
Des personnes qui font du social, qui apprennent le métier aux plus jeunes et qui écoutent les anciens.
Elles entretiennent grâce à leurs manifestations la vie dans les villes et les villages.
Nos centres villes ont besoin d’elles. Elles sont indispensables …
Les centres villes ne doivent pas mourir parce qu’un maire et des promoteurs ont décidé de créer une zone commerciale, une de plus, au détriment des petits commerçants et des petites entreprises.
Ces villes que l’on a mis tant de temps à améliorer, à embellir, à préserver peuvent disparaître en très peu de temps et devenir des villes dortoirs ou des villes musée.
Nous devons laisser à nos enfants un monde propre, équitable, avec des lieux de vie, des endroits où l’on se parle et l’on s’écoute, des lieux d’échanges et d’harmonie.

OUI A LA ZONE DE LOISIRS, NON A LA ZONE COMMERCIALE !





 

Patrick Fischer - Les Professionnels du CANTON DE ROSHEIM

Un des arguments pour la réalisation de grandes surfaces commerciales est la construction même de ces centres qui devraient générer du travail pour les entreprises locales. La quasi totalité de ces marchés sont réalisés par des sociétés étrangères employant de la main d’oeuvre des pays de l’Est et donc peu de retombées pour les sociétés locales.
 
Un autre argument souvent avancé est la création d’emploi pour les nouveaux magasins. Là aussi, cela ne tient pas. En effet, le consommateur ne vas pas acheter plus mais il va déplacer son secteur d’achats, ce qui revient à dire que si le nouveau centre commercial va embaucher, d’autres vont licencier par le manque à gagner généré par ces nouvelles implantations.
 
Par contre, les Opérations Communes de Modernisation (OCM) génèrent des travaux dans les commerces de proximité et encouragent le maintien de ces entreprises au sein même des villes et villages. Ces travaux sont dirigés par les commerçants et font travailler directement les entreprises locales.
 
Dans le canton de Rosheim, à lui seul, il est prévu un budget en matière de rénovation de 1,5 million d’euros.